,i45 NOUVELLE B I Grirenes. f 'Ju eommencement de l’Empire d’^ntonin qu il alla. ' i ’ a Rome.] Baroniusmet ce voyagefous Heliogabale,& dir qu’Origenes fòt appellé’à Rome par Mammée: mais il fe trompe, car ìvlammée le fin venir à Antioche, .& nonpas à Rome. g L’Oirvrage qu’on appelle Exaples.] Voiez M. de Valois fur Eufebe, où il prouve cpie les Exaples com-prennentfix verfions entieres , &que lafeptiéme n’é-toit que fur les pfeaumes. Eufebeécrit qu’ils ont efté compofez en ce temps. Saint Epiphane croit qu’ ils ont efté faits àTyr. Comme ce font de grands ouvrages & ennuieux à compofer, ileftàcroire quii les commenda pour lors, & les achevaenfuite. h Pour quelques affaires Ecclefiafliques.] Cesaffaires étoient appacemment pour combattre les Herfefies, qui étoient pour lors en grand nombre en Acha’ie au rap-port de laint Jerome , & de Ruffin. Il eft probable que .ce fut en ce voyage qu’il écrivit étant à.Nicomedie (comme il le remarque) fa Lettre à Africanus touchant J’HiftoiredeSufanne. Ce fur auffi dans ce temps qu’il convainquit deux Heretiques, d’avoir falfifié des Con-ferences qu’il avoit eues aveceux,& de lui avoir fait dire cequ’iln’avoit jamaisdir. Ruffinrapportecesparo-Jes dans le livre de Mldul. lib. Orig. i L’accufa dans un Concile d’Evéques d’Egypte.] Pho-lius Cod. 118. fait mention de ces deux Conciles , & S. Jerome lib.t. in Buffi, c. q. 1 La Sentente rendite par Demetrius fubfifa fous fes fucceffeurs.] Gennadius dit que Theophile avoit dir qu’Heraclas avoit chaffé Origenes de l’LÌtglile , & l’Au-tcur de la vie de S. Pacome dit la ménte chofe, aufli-bien que Pierre d’Alexandrie, citez par Juftinien dans fa Lettre contre Origenes. Il eft certain que la Sentence rendue contre lui ne fut point revoquée, &que pas un des Egypticns ne voulut avoir de commerce avec lui. m Une Lettre à Philippe Empereur , & une à Severa fa femme.] Quelques-uns ont cru que cet Empereur avoit été Chrétien, & difent que Babylas le fepara de LEglife jufques à ce qu’il cuft fait per.itence des meur-tres qu’il avoit commis; mais cette Hiftoire eft fort incertame. n Mais il fouffirit tout avec une confante merveillcufe.] Saint Epiphane l’accufedes’eftreapproché des Autels, & d’avoir fait femblant d’offrir de l’encens aux Dieux; mais cette Hiftoire, &prefque tout ce que faint Epiphane rapporte d’Origenes , eft fabuleux , & fait à plaifir par quelque ennemi d’Origenes, qui a trompe faint Epiphane homme aflez credule. Pour montrer que cette Hiftoire eft fauffe, il fuffit de remarquer, que Ics plus grands .enitentis d’Origenes,comme Theo-phile ,Saint Jerome, Juftinien, &c. quin’ont rien ou-tliépour le décrier , n’en ont parie en aucane maniere, & que fes Defenfeurs Eufebe & Pamphile, bienloin de l’excufer de cette faute , Pont tout au contraire loùé de là fermeté, &■. de làconftance. Il eft vrai que làint Epiphane ne dir pas que celafoitarrivédanslaperfe-cution de Dece,. comme Nicephore : mais en quelque temps qu’on mette cet évenement, il eft également dé-truitparl’obfcrYation qucnousTsnonsdc&irc. Il eft B L I O T H E QJJ E ménte moinsvrai-fentblable, quand on le rapporte au OrirentìS temps de la perfecution de Maximin ; car quelle appa- ó rence qu’Origenes aprés avoir commis une fi lourde faute , euft été honoré, comme il a été par les Evéques de Paleftine i o p II mourut l’an 252. de ffifus Chrifi & de fon àge le 66.] SuivantEufebelivre 7.cliap. ir. ileftmortla premiere année de l’Empire de Gallus, & faint Jerome dans fon Epìtre 65. écrite 400. ans aprés J. C. dir qu’il y a 15 0. ans qu’Origenes eft mort. Il eft certain fuivant Eufebe, quel’an 202. Origenes avoit 17 ans, & qu'en l’an troifiéme de Philippe, il avoit plus de 69 ans, ainfi fuppofé qu’il n’ait vécuquefifians, comme faint Jerome l’arfùre dans fon Livre des Ecrivains , il faut qu’il foit mortati commencement de l’Empire de Gallus i’an 151. Mais s’il a vécu 69 ans, comme Eufebe l’a écrit, il faut qu’il foit parvenu jufques à la fin de l’Empire de Gallus, c’eft-à-dire, jufques à l’an 2.54 ou 255, q Ce n'ejl rien en comparaifon de ce qu’il avoit écrit.] Il eft certain qu’il avoit compofé un tres-grand nombre d’ouvrages, & qu’il avoit une fi grande facilité d’écri-re, qu’il avoit de la peine à trouver affez de Scribes , 'ainfi que fes amis, & fes ennemis en conviennent. Saint Jerome dans fa Lettre fi 5. à Pammachius, dit en pariant d’Origenes quidevouspeut lireautantdeLivres qu’il en a compofez ? & en un autre endroit il dit, qu’il a compofé un nombre innombrable de Iivres. Theo-phile dit la mémechofe. Euftathe dit qu’il a Templi le monde de fes ouvrages; VincentdeLerins, ditque perfonne n’a plus écrit que lui ; & c’eft de là qu’on lui a donne' le nom de Chalcentere, & de SyntaSique. Saint Epiphane, & Ruffin difent qu’il avoit écrit fix mille Volumes. Saint Jerome le contefte.difant qu’il n’y en a pas la troifiéme patrie dans le Catalogue d’Eufebe. Par le mot de Vólumes, il ne faut pas entendre des tomes pareils aux nótres,mais fimplement de petits ouvrages; ainfi chaque Homelie, chaque patrie d’ouvrage, eft en ce lèas un Volume, & il ne faut pas s’étonner, qu’il aie écrit en ce lèns fioco. Volum? r Ont été traduites avec tant de liberti par Buffiti, par d’autres.] Ruffin le dir lui-méme dans fa perorai-fon de la verfion du Commentane aux Romains , & S .Jerome le lui reproche auffi en quelque endroit. Ce -la paroit encore par fa verfion ménte, qui eft pieine de' figures, & d’allufions de mots Latins , de termes pris dans un autre fens qu’on ne les prenoit du temps d’Origenes, où la Trinité & les autres Myfteres fonr exprimez en termes, dout on ne s’eft fervi que de-puis le Concile de Nicée , & où il y a des points de difcipline plus nouveaux qu’Origenes. Ce qui a fait douter à ceùx qui n’ont pas fait attention à la iiberté que s’eft donnée Ruffin d’y ajoùter ou d’y re-trancher que la plupartde ces ouvrages n’étoientpas d’Origenes. La Iiberté que s’eft donnée Ruffin pa-roìt encore , pance qu’il écrit dans le Prologue de fa verfion du Commentaire fur l’Epiftre aux Romains, qu’il dit avoir abregé, de plus de la moi-tié. Les verfions de S. Jerome ne font guere plus cxaétcs, & la plus làuri ve de toutcseftceffcd’im ancien