DES AUTEURS E C . fèbe,& dAnaftaffi leBjblióthecaire,il eft é vident,qu’el-le eft ecrite peu avantle martyre de faint Juftin , puis-qu’ily de'crit les embùches qui Iui eftoient dreflè'es par le Philofophe Crefcens. Mais il n’yaque l’atitorite' d’Eufebe qui nous puifiè faire croire,quelle a elle'com-pofe'e du temps de Marc Antonia. Mónfieur de Valois pre'tend, qu’Eufebe s’eft trompéen cela. Primo, Parce qu’il eft Hit dans certe Apologie y qu’une femme, qui vouloit demeùrer fepare'e d’avec fon mari, donna une Requefte à l’Empereur tXo- eriefe Kou'cmp©- imiti. Eufebe qnAòtrótp». Cet Em-pereurpieux, dirValois, eft Antonin le Pieux, &le Philofophe fils de Cefar ne peut-eftre autre que Marc Antonin furnommé le Philofophe. La troifieme .qu’Urbicus-, dónt il eft parie' dans cetre Apologie comme étant Prefet de Rome, exer$oit certe Charge fous Antonin>■ comme on peut voir dans la rroifiéme Orai-ìon d’Apulée, & dans les infcriptioiis de Gruter p. 3 8. Ce font là les raifons, ou plutòt les conj'edures de Mónfieur de Valois, qui ne lemblent pourtant pas de-voir erre prefere'es au te'mòignage d’Eufebe. Et il me femble, qu’il eft facile d’y.re'pondre. Carprimò, iln’eft parie dans cetre Apologie, que d’un Empereur, parce que Lucius eftoit abfent & pouvoit eftre parti, pour marcher cpntre les Perfes. Secundo*on peut avoir donne' l’e'pithete de Pieux à Marc Antonin le Philofophe, fon fils eftant appelle' le fils du Philofophe ; il faut que ce foit de Commode qu’il foitparie'. Enfin Urbicus a pu erre Prefet de la ville de Róme fous le commencement du regqe de Marc Antonin le Philofophe aulii bien qua la fin de celili d’Antonin lè Pieux. £ Et au Senati] Mònfieurde Valoispre'tend, qu’elle s’adreffe a- l’Empereur feul, & point air Sènat, ce-pendant non feulernent le titre s’adrefle au Senat, mais aulii dans la fuite l’Auteur parie aux Romains en plu-xiel. - g Comme vernarque Tatìeni\ In lib. contr. G1-. lési'jov tfgwcf tzS Avaria on&w,. Il a fait en forte de faire condamner -à la mort faint Juftin , comme fi. mourir eftoit le plus .grand de tous les maux- li La fixiéme année de l’Empire de Marc Mntoniule Philofophe.] C”eft en cetre anne'e que l’Auteur de la Chronique Alexandrine màrqtfe la mort de faint Ju-ftin , on n’en a point de preuve plus certame. 3 Ma Menologei] In Menolog; Ifalend. funii. k Et aux a&es de fon Martyre. Ces aótes font afièz ■fimples, Se contiennent des re'ponfes de faint Juftin , -&"defix autres Compagnons de ion Martyre,. qui font ifort genereufes’, & de rres bon fens... Ce. qui me fait . croire, que ces acftes font anciens.. 1 Saint Epiphane..] Il faut icmarquer,. que faint C L E S I A $ T I QJJ E S. Epiphane fe trompe q-uand il met le Martyre de fainc Juftinfous l’Empire d’Adrien. Mais il ne fe trompe pas de méme fur le noni de Rufticus , qui vivoit du temp3.de Marc Antonia, & eftoit fort confidere' d» lui. m Pag. 349. n II commence en cette nianiere.] pag. 10 3. QrìoQsp o L’Epttre a Dìognet.] Cette Lettre eft d’un ftyle. fort conforme à celui de S. Juftin. Il eft parie' dans les ouvrages de l’Empereur Marc Aurele , & dans . fulius Capitolinus d’un nommé Diognet habile Pein> tre j. p Des Moines ■> que des Chr'étiens.] Tels font les fui-vans. Qu’il ne faut point donnei- d’occafion à la dii-corde. Qu’il ne faut point fe retirer des prieres communes- pour quelque differend. Qu’il ne faut point fouhaiter les premiers ,• & les plus honorables emplois. Qu’il faut garder le filence,& la modeftiej qu’il ne faut pointparler des chofes du monde; qu’il faut leseftimer e'ioigne'es, .& n’y plus penfer ; & plufieurs autres aver-tifiemens de cette nature, lefquels quoi que tres utiles font du genie d’un. autre fiecle,que celui de faint Juftin^ & paroiiierit avoir efte' donne's à des Cenobites, plùtoft qu’à de fimples Chre'tiens. L’Auteur y parie d’une Lettre qu’il avoit e'erite à un Pape, & à fes Superieurs, ce qui confirme elicere nótre conjecture. q Comme il leditluimèmei] Apoi. a. pag. 70. ovvTwypjK.'TmuSv ’ dtptirsay. 0 « . Nous apons fait un Li^re contro tou-tee les Herefes qui ont efé ,■ que nous yous donnerons fi vous le fouhaite^. Saintlrenc'e Liv. 4. chap. 14. Preclare fufinus in eo libro , quem. fcripft contra Marcio-nem , ait quoniam ipfe quoque Domino non credidi[fet alfe-rum Deum annuntianti , & lib. 5. bene fufiinus in fuo libro ait, quoniam ante adiventum Domini nunquam aufus efl fanatas blafphemare ■ Deum, quippe nondum fidens fuam damnationem. . r Sur la Trinitéi] Le paflage le plus difficile fur la Trinite', c’eft celui qui eft dans fon Dialogue pag. 3 5 6. 3C357. où il dit, que le Pere eft invilirle, &leEils: vifibie,que la Majefte' du Pere eft plus grande,que celle’ du Fils. Mais fi- l’on y prend garde,, faint Juftin , & les; autres-Percs-qui ont dit la méme chofe ,.'ne pretendent. point pour cela, que le Pere foit d’une autre nature, ou lubftance que le Fils. Mais feulernent que c’eft lè Fife ..qui s’eft fait connoitre aux liomm.es, ou plutoft que le-Pere ne s’eft fait connoitre aux hommes que par fon. Fils. Leur principe eft que le Pere ne fait rien àd’exte-rieur que par fon Verbe,qui eft fon Fils,que c’eft le Fils-quiacre'é le Monde, qui s’eft. montre' fous plufieurs: . figures aux Patriarches-,- & aux.Prophetes, & qui enfin. . s’eft fait homme ;;c’eft fur ce fondementqu’ils dìfenty que le Fils-eft vifible, & le Pere invifibie parce que lè--Pere n’eft vifible que par le Fils. Mais celan’empefche.-point, qu’ils ne foient de méme nature.. O11 trouve des: expreffionspareillesdans.S. Athanafe.. Or^r. 4. contra qu’onnepeut pas foup^onnercPayoiieude: mauvais fentinicks de la divinile' du Verbc. H fe