DES AUTEURSE C Preface de fesRecueils, où il fait un Catalogue des Livres Canoniques del’Ancien Teftament, dans lequel il omet ceux , que les Juifs ne re-connoiffoient point pour Canoniques, qui font l’Ecclefiaftique , & la Sageffe, (car c’eft le livre des Proverbes qu’il appelle la Sageffe.) Judith, Efther, & les deuxLivres des Macca-feées. Nous avons encore un fragmen t des ouvrages de Meliton rapportò par l’Auteur delaChroni-que appellée vulgairement Alexandrine dans 1’Olympiade 236. ouilditquelesChreftiensn’a-dorent point des pierres infenfibles, mais qu’ils adorent un féulDieu, qui eft avant toutes cho-fes, & dans toutes chofes, & J B s us-Chs. i s t qui eft Dieu, & leVerbe avant tous les fiecles. On ne fqait de quel ouvrage ce fragment eft tifò, il y a de l’apparence, que c’eft de la Reque-fte à l’Empereur. On lui attribuii encore quel-ques paffages tirez d’une chaine Grecque furia Genefe, mais ils me femblent indignes de cét Auteur. «ZNous avons aulii dans lesBibliothe-ques des Peres un Livre intitolò du Paffage, ou de la mort de la Vierge Marie, que le Pape Ge-lafe a mis au nombre des apocryphes, & que Be-de a rejetté. Maistoutlemondeconvientpre-fentement, que ce Livre, qui n’eft point citò par les anciens, & qui contientplufieurs fauffe-tez, eft un ouvrage fuppofé. Meliton fleurit fous l’Empire de Marc Antonin, il prefenta fa Requefte la deuxiéme année de cét Empereur, c’eft-à-dire la 182. de la naiffance de J E s u s-Ch Ris t; il étoit mort avant le Pontificai du Pape Victor, comme il fe peut voir par la Lettre de Polycarpe a ce Pape, où il parie de Meliton , comme d’un homme mort, en cestermes : fife ne dirois-je point de Meliton , dont les atlions eftoiesit reglées par. les mou-uemens du S. E ferii , qui eft interré d Sardes, où il attend le fugement, & la Refurre&ion. Ce qui fait voir, que Meliton a paffé pour un Prophete, c’eft-à-dire , pour un homme infpiré de Dieu, fuivant le témoignage deTertullien rapportò par Saint Je-JÓi’ne. Si le mémeTertullienne nousaffuroit, que cét Auteur eftoit élegant, &bonOrateur, il feroit difficile dejuger de fon itile par le peu qui nous refte defes écrits. a Un Li-vre de la-viedes Prophetes. II yen a qui ont fait deux Livres decelui-ci. Mais le Grec d’Eufebe, & l’autorité de faint leróme font voirque ce 11’en eft qu’un.- b Un de Tobeifldnce des fens àlaFoi.] Saint Jerome, & Ruffin diftinguent le Livre de la Eoi d’avec celui des lèns, mais il eft plus probable, que c’eftoit un meline ouvrage intitolò de i’obdffiuKC des ftusà laidi,. C L É 3 I A S T I QJJ E S. (Ty contre quelqiies Heretiques, qui difoient qu’on eroici : par les fens. c De Dieu incarni. ] En Grec véci èn>«an« , de Dieu incarni. D’autres expliquent ce paffage autre-' ment, & ont cru qu'il avoit tenu, que Dieu eftoit corporei, mais la propre lignication du mot Grec eft celle que nous lui avons donne'e. Origenes ci te' par Theo-doret queftion 20. in Exodum dit que Meliton avoit laide un Livre rS dia] bili, que Dieu eftoit corporei, ce qui revient à l’autre fens. d Indignes de cét