NOUVELLE BIBLIOTHE QJU E 40 £ fowce c’-te ^ur mème fujet un paffage de l’Epìtre aux Smyrnéens dans fon Livre des deuxNaturesen J e s u s-C H r i s r. L’auteur du Livre des noms Divina attribué à faint Denis l’Areopagite, cite une Sentence tirée de l’Epìtre aux Romains. Dans le fixiéme fiecle faint Ephrem d’Antioche au rapport de Photius Cod. 228 • a cité faint Igna-ce. Gildas dans fon Livre de la ruine d’Angle-terre, cite un grand paffage de l’Epìtre aux Romains. Le Moine Jobius au rapport de Photius Cod. 222. cite un paflàge de l’Epìtre aux Stnyr-néens. Lcontius oppofel’autoritédefaintIgnare aux heretiques dans le Livre des Sectes Ait. 3. Au feptiéme liecle Allattale Sinaite dans fon Livre intitulé rapporte un paffage tiré de l’E-pìtre auxRomaiils. Antiochus moine de Pale-tìine dans fa 124- Homelie à Euftathius, de l hon-neur qu’on doit aux E-aéques, rapporte plulieurs paffages des Epitres à Polycarpe, aux Philadel-phiens, & aux Tralliens. Saint Maxime rc-conno!t les écrits de faint Ignace. Au huitiéme fiecle Theodore, dontPhotius fait mention cod. 1. rapporte plulieurs paffages de faint Ignace. Au neuviéme André de Crete dans la feconde Homelie de la Vierge, cite faint Ignace. Et Singelus dans la loiiange de faint Denis l’Areopa-gite. Au dixiéme Simeon Metaphrafte. Au douziéme Honorius Evéque d’Autun. Au trei-Ziéme Niceras Choniate, & auquatorziéme Ni-cephore Califte. Ceci fait voir que l’on a re-connu de tout temps dans l’Eglife les Lettres de faint Ignace comme un veritable monument: mais les nouveaux Grecs depuis faint Jean Da-mafcene, fe font fervis des Epitres, dont Eufe-be ne fait point de mention, au lieu qu’avant eux on n’a cité, que les feptLettres dont Eufebe & faint Jerome font mention. . Aprés avoir rapportò les témoignages des an-ciens touchantles Lettres attribuées à faint Ignace, il faut maintenant parler des jugemensque les nouveaux en ont portez; mais pour les bien entendre, il faut commencer par faire le Catalogne des éditions qui en ont efté faites en nótre temps. La premiere édition des Epitres de faint Ignare flit faite à Paris l’an 1494- elle ne contenoit aucune des fept Lettres dont Eufebe fait mention, mais feulement trois Lettres Latines, dont l’une eftoit écrite àia ViergeMarie, &lesdeux autresfì faintJean. L’an 14.98. on enfitimpri-mer onze en Latin. EUes furent depuis impri-mées à Strasbourg Fan i$02. i$iy. & 1527. re-yeués par Cliétou, & à Batte en 1520. chez Henry. Enfuite Champerius y en ajoùta trois au-tres, & une à Marie Caffobolite, & les fitim-primqr à.Cologije chez Quentel Fan 1536. avec les Commentaires de Denis leChartreux furles s.Inici ceuvres attribuées à faint Denis. Elles furent enfuite imprimées àAnvers en 1540. à Alcala en 1541. & à Baile en 1530. 1540. à Zurich en 1546. 1550. en 1557. & enijóo. depuisàParis en 1569. 1575. 1610. à Cotogne en 1570. àBa- I fleen 15'69. & 1628. àLouvainen 1568.àAnvers. en 1572. L’an 1557. elles parurent de la Ver-fion de Perionius imprimées à Cologne, Pacxus en donna le Grec. L’an 1557. 1558. & 1562. Motel les fit imprimer en Grec àParis in odiavo. En 1559. Gefner les donna auffi en Grec avec la Verlion de Brunnerus. En 1566. elles parurent à Anvers imprimées chez Plantin, & reveués par Vairleniusfurdes Manufcrits. Me-ftrseus les donna encoreen 1608. VedeliusPro-teftant les fit imprimer à Genève en 1623. in quarto, avec de longs Commentaires. Enfiti Ufferius aiantremarqué, que trois Theologiens Anglois avoient autrefois cité un paffage de faint Ignace dans les mémes termes, qu’il avoit ette rapporte par Theodoret, lequel ne fe trouvoit point ni dansleGrec, nidansles Verfions communes , crùt qu’il pourroit trouver en Angle-terre quelque Manufcrit des Lettres originales de faint Ignace, l’aiant cherché , il en trouva deux, l’un au College de Cant-brige, &l’autre dans la Bibliotheque d’un particulier appellò Ri. chard Mantaigu, qui contenolent une Verlion ancienne des Lettres de faint Ignace tres-diffe. rente delavulgaire, &aiantenfuiteconferòcet-te Verlion avec les paffages citez par les Peres, il trouva qu’elle y eftoit entierement conforme en tous les endroits. Il s’en fervit donc, pour faire une nouvelle édition e des Lettres de faint Ignace, & marqua en rouge dans le texte Grec les endroits qui avoient efté ajoùtez par les nouveaux Grecs. Peu de temps aprés le fijavant Ifaac Voffius trouva dans la Bibliotheque de Florence un Manufcrit Grec des mémes Lettres qui avoient efté vu prés de cent ans auparavant par Turrien, dans lequel le texte Grec eftoit entierement conforme à laVerfion donnée par Ufferius, ainfi il donna aupublic le Grec originai de faint Ignace./ La connoiffance de ces éditions nous apprend, qu’il faut diftinguer les Epitres de faint Ignace en trois claffes: La premiere contient les trois Lettres , qui font feulement Latines, écrites à la Vierge, & à faint Jean- La feconde comprend celles qui fontGrecques, dontEufebe, nifaint Jerome ne font point mention, qui font au nom-bre de cinq g, citées par quelques nouveaux Grecs, La troifiéme claffe comprend celles dont Eufebe fait mention , qui fontaunombre de fept/zj mais celles-cy font, outellesqu’elles ont