Origenes. DES auteur ECCLESIASTI QJJ E S. cienTradù&eut, qui a interprete Ies Commentaires fur laint Matthieu. , , „ r d' 1 f II avoit écrit dea* Livree de la P^ejurrettion. \ Saint Jerome dans Ruffiu liv. a. inve&iv. dit qu On-cenes avoit compofédeux Livrea, & deux Dialogues de la Refurreflion. Le melme dans l’Epitre 61. ette le quatrie'me livre de la Rcfurredion. Methodnis avort écrit contre cetouvrage. t Le traiti dee Principe? en 4. livree , & 10. u-vres des Stromates, ou Tapifieries.] Ce dernier Livre étoit compofé à l’imitation de celili de flint Cle-ment, témoin faint Jerome Ep. 84. qui dir qu’Onge-nesy comparoit les fentimens des PMofophes, & des Chrétiens, & prouvoit nos dogmes par Platon, Ari-fto'te, Numenius, & Cornutus. Dans le 1 o. livre, il expliquoit l’Epitre aux Galates, & quelques endroits de Daniel. u Et desDifcourS) & des Lettres qu Eufebe avoit re-cueiilies.] Eufebe a rapportò le Fragment de celle qu’il écriyit à fon Pere étant encore tour jeune,livre 6.chap. x. Item, d’une autre contre ceux qui Faccufoient de s’attacher trop à l’étude des belles Lettres, chip. i9 • Il fait menrion au chapitre z8. des Lettres qu’il écri-vit dans le temps de la fixiéme perfecution 5 enfuit'e au chapitre 3 6. d’une Lettre a l’Empereur Philippe , & d’une à fa femme Severa, & enfili d’une à Fabien , & de plufieurs autres citées en generai. Au chap .39. Saint Jerome ciré dans fon Catalogne les trois dernieres, avec une Lettre à Berylle. Ruffin cite une Lettre à fes amis lib. de aduli, lib. Órìgenis, od il fe plaint de ce qu’011 falfifie fes écrits. Au 13. chap. de la Phiiocalie, 011 en rapporte une écrite à GregoireThaumaturge 5 Cedrenus, & Suidas rapportentauffi uii Fragment d’une autre Lettre. x Touchant V explication de ceux de l'^ncien.] Saint Jerome Ih Prefat. ad lib. Hebr. nom. l’Auteur des Qucftions Orthodoxes attribuées à faint Juftin,queft. 81.&86. ■ y Tbeodoret cite fouvent Origenes contre divers He-retiques.^ Lib. 1. chap. 2. il dir .qu’il a écrit contre Menandrei Au chap. 4. contre Bafilide, & Ifidore, au chap. 7. contre les Helcefaìtes. Eufebe dit touchant ces derniers que c’èftoit dans fes Homelies. Au chapitre 19. contre Appelles. Au liv. 3. chapitre 2. contre les Nazaréens. Il lui attribué au chapitre 5. . le petit labyrinthe contre Theodotus, qui eft d’un autre Auteur. z II s'y eft donne tant de libertei] Il le declare lui-mefme dans la Preface, oùilditqu’ilaretranché, & aj outé plufieurs chofes touchant la Trinite'. Les paf-fages de ces Livres rapportez dans l’Apologie,font tout differens de cetre verfion , aulii bien que ceux qui font dans la Phiiocalie. a a S’il n étoit.. plus probable , qu’il eft compofé par un autre Mateur. ] Ce Dialogue eft une difpute contre les Marcionites, & contre les Valentiniens 5 dans laquelle il introduit Orjgenes deffendant les fentimens de FEglifèj Megethius, &Marcusfoute-nant le parti des Marcionites,- Droferius, Valens, & Maximus, celui des Valentiiiiens , & Eutrope pour 147 Juge. On en avoit trois verfions differentes, celle QrigenpSt de Perionius, celle de Picus imprime'e en 1655« de celle de Humfredus en 1557. beaucoup plus exaéte. Mais il a été donne' depuis peu en Grec par un habile Anglois, quipretendqu’il eft d’Origenes. Monfieur Huet croit aprés Halloix, & Rivet, qu’il n’eftpoinc d’Origenes, & cetre opinion femble la plus probable. Il eft vrai qu’il eft cite' dans la Phiiocalie, comme un ouvrage d’Origenes: mais il s’eft pùfaire , quefaint Gregoire, & faint Bafile aient elle' trompez, parce qu’il porte le nom d’Origenes, ou qu’ils aient crù que ce Livre ne contenant que les fentimens d’Origenes, & eftant écrit foùs fon nom,ils pouvoient l’alleguer dans un Livre, où ils faifoient un recueil de fes fentimens» Outre qu’il paroit par le titre, qu’ils avòient tire' ce paflage d’Eufebe , qui le rapporte mot pour mot, comme il eft dans la Phiiocalie au liv. 7. de fa prepara-tion Evàngelique, & comme eftant tire' du traite' d’un nommé Màxime 'E& vAv? c’eft-à-dire de la matie-re ; & à la fin ils ajoutent la remarque fuivante. Ceri eft tiré du Livre de la Preparation Evàngelique d'Eufebe« L'Auteur en eft Maxime , Ecrivain celebre parmi les Cbreftiens, comme Eufebe le remarquemais il fe troie-ve aujfi prefque en me fines termes dans le Dialogue d'Ori-genes contre les Marcionites , & contre d'autres Hereti-ques, dans lequel Megethius eft le difputant, CT* Eutrò^ pe le fyge. Cette remarque fair voir, que les Auteurs de la Phiiocalie ont crù que ce palfage e'toit effetti vernent de Maxime, fe rendant à Fautori te' d’Eufebe 5 mais l’aiant aulii trouvé dans un Dialogue qui porte le nom d’Origenes, ils ont crù qu’ils pouvoient le citer comme de lui, fansexaminer fi c’e'toiteffeéHvemént lui qui en eftoit Auteur -, carpii n’y a pas d’apparence de dire, qu’Origenes avoit tire' ce paffage de Maximej pour l’inferer dans fonDialogue, puis qu’ileftdéjà en forme de Dialogue dans Eufebe, quoi que Fon ait fupprime' lesnoms. Ainfi il femble qu’on peut dire i que c’eft Maxime qui eft Auteur de ce Dialogue, dans lequel il introduit Origenes, difputant contre des He-retiques , & Eutrope pour Juge. On fait des diffi-cultez confiderables contre cette hypothefè. La premiere , que Maxime étoit plus ancien qu’Origenes > comme il paroit par Eufebe, qui aù liv. 1. de fon hi-ftoire chapitre 17. le met au nombre des Auteurs, qui ont fleuri fous les Empereurs Commode , & Severe. La feconde , qu’il n’y a pas d’apparence, que le traite de Maxime fut ce Dialogue, parce qu’il étoit inti-tulé de la matiere , & qu’il y prouvoit feulement, que la matiere eftoit cre'e'e, au lieu que ce Dialogue con-tient plufieurs autres points de la Religion. Òn pour-roit répondre à la premiere raifon, qu’Eufebe n?a pas efté exaét à marqùer le temps des Auteurs, & princi^ palement de ceux fur la vie defquels il nes’étendpas. La feconde raifon eft plus difficile 5 on peut tou-tefois dire , qu’Eufebe n’aiant extrait de ce Livre de Maxime , que ce quiregarde l’origine du mal, & la creatioii de la matiere, il lui a donne'’ le titrede uAjjs , & unde fit malum, quoi qu’il traitàt d’aùtres matieres, outre que ce Dialogue eft principalement pour refuter l’erreur des Marcionites, qui admettoient T z piu-