2 pour tirer le Commerce de Turin de l’état de langueur où il est tombé depuis quelques années. Il en est un , adopté par presque toutes les grandes Villes de Commerce, et partout suivi du plus grand succès ; c’est l’établissement d’une Banque publique, adaptée à la force et à la consistance de la Ville et à ses besoins. Il existe, à Paris, une Banque de France, une Caisse de Commerce et un Comptoir Commercial. Ces trois éta-blissemens, semblables dans leur objet , et différons dans leurs procédés, rivalisent sans se combattre, et prospèrent sans se nuire. Le premier, vaste dans ses moyens , indépendant du Gouvernement, mais lié avec lui dans plusieurs de ses opérations, est, parfaitement adapté à une grande Ville, capitale d’un Etat immense. Le seoond, plus resserré, pose cependant à peu près sur -Içs mêmes /bases, c’est en quelque .sorte la Banque des Commerçant. Enfin, le Comptoir commercial, qu’on pourrait appeller la Banque des Marchands , moins vaste dans ses spécula-*-tions , est plus utile à un plus grand nombre de Mar-diands du second ordre. C’est après un long et mûr examen des statuts de